Pour cet article dont on trouve le brouillon à la suite de ces explications, j’ai demandé “à mon assistante” de corriger le texte et de l’améliorer. De me proposer un chapeau et des intertitres comme dans un article de presse. J’en fais alors une relecture. Je fais à nouveau des modifications , suppressions, remplacements. Puis au final je demande à l’IA de me fournir la version html à copier dans un blog wordpress.
Autrefois, ou il y a peu, je pouvais rédiger un premier jet d’un texte, d’un article, d’un projet, d’un compte rendu et je demandais à une collègue concernée par le sujet, un ami ou une correctrice professionnelle de reprendre le texte, de conserver son esprit, mais de le corriger et de l’améliorer.
Dans le cas présent mon assistante s’est permis de commenter. Elle commence par me flatter puis explicite ses propositions, notez la familiarité : “Ton texte aborde des points très pertinents sur l’usage de l’intelligence artificielle et ses effets sur la démocratie, la société et l’éducation. Voici une version corrigée et fluidifiée, conservant l’esprit original mais avec une écriture plus claire, structurée et cohérente pour une publication sur un site web.”
Dans ce cas précis d’utilisation, je garde une grande liberté puisque je suis en capacité de juger de la pertinence des propositions et améliorations. J’ai fait l’économie de passer beaucoup plus de temps sur le texte pour l’améliorer, peut-être pas aussi bien d’ailleurs. Ça reste une “collaboration” puisque je relis, complète et modifie. Et je vérifie les informations données s’il y a lieu. Je valide ou pas les sources proposées que j’aurais mis plus de temps à trouver par des recherches et navigations sur le web.
Certaines personnes pourront dénoncer l’impact de cette utilisation en termes de consommation d’énergie. C’est effectif.
Certes on peut tenter de calculer son empreinte carbone via ce site.
Mais il y a beaucoup de déni sur ces sujets là. J’appelle ça le syndrome Yann Artus Bertrand.
On attend d’en avoir bien profité pour donner des leçons aux générations qui suivent (lire ici son méa culpa fait à l’âge de 73 ans). Et les culpabiliser de vouloir faire comme leurs ainés.
L’avion, parlons-en. Je me suis amusé à comparer mon empreinte carbone dans mes usages de l’IA et dans l’usage éventuel de l’avion.
Pour dépenser la même quantité de carbone que dans un vol A/R Paris-Pointe à Pitre (Guadeloupe), il me faudrait utiliser l’IA pendant 20 ans, 30 heures par semaine.
Que celui qui na jamais péché lui jette la première pierre. (Jean 8.2–11)
Le brouillon : Je vous laisse jouer au jeu des différences.
L’IA est partout et donc forcément, elle est utilisée dans le cadre de la campagne électorale.
A découvrir reportage récent.
https://www.franceinfo.fr/elections/municipales/municipales-quand-l-intelligence-artificielle-s-invite-dans-la-campagne_7773023.html
Dans les mois qui viennent, mais après la campagne électorale en cours, il est prévu que ce site aborde et documente le sujet de l’IA puisque selon son usage, ce sera encore plus difficile de distinguer le vrai du faux…sans parler du “vrai reconstitué, déformé”, utilisé dans les reportages, documentaires, télé-réalité et donc campagne électorale.
Bien sûr le premier réflexe et conseil serait de s’en éloigner, de ne pas l’utiliser.
Par tentative de transparence on peut trouver sur ce site sur une des pages :
Cette page ainsi que d’autres publications du site sont élaborées avec l’aide de Perplexity , un dossier sur les utilisations de l’IA , les précautions et dangers est en préparation.
C’est hélas un peu comme si au moment où les correcteurs orthographiques et grammaticaux sont apparus , on avait pris le soin de préciser en fin de texte, rapport qu’on les avait utilisés. En quelle proportion? Et au final est-il important de savoir cela ou bien d’être en capacité d’analyser et d’avoir un esprit critique très développé pour prendre du recul sur tout écrit, photo, vidéo et audio qui nous est proposé ? Au risque de sombrer alors dans le complotisme pour certains, jusqu’à penser par exemple que la terre est plate
https://www.radiofrance.fr/franceculture/qui-sont-les-platistes-ces-croyants-de-la-terre-plate-6452108
J’aime définir l’IA comme un outil formidable. Puisque le sens ancien du mot est “qui est à craindre ou inspiré une grande crainte” et le sens usuel est “extraordinaire, qui impressionne…“
Cf
https://www.cnrtl.fr/definition/formidable
Peut-être que c’est quand il y a le mot artificiel que l’adjectif formidable s’applique? On pense donc à la découverte de la radioactivité artificielle en 1934
https://musee.curie.fr/decouvrir/documentation/histoire-de-la-radioactivite
Pierre et Marie Curie ont très vite perçu les dangers à venir de leur découverte.
Ce sont souvent d’ailleurs ceux qui ont contribué à développer ou populariser l’IA qui deviennent des lanceurs d’alerte engagés en découvrant les évolutions (trop) rapides et l’aspect “incontrôlable”, mot qui a été aussi utilisé dans les recherches ou interrogations autour de l’usage du nucléaire. Cf ce site https://pauseia.fr/
C’est pour cela que je souhaite traiter de ce sujet sur le site car il est bien question de risques pour la démocratie
https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/ia-quels-risques-pour-nos-democraties
Mais pas seulement.
Il existe tout un tas d’autres conséquences et risques majeur.
Et encore une fois, d’abord sur la santé physique et mentale. Son utilisation par le “grand public”, les jeunes en particulier, comme pour les réseaux sociaux, peut devenir habituelle, non contrôlée, addictive.
Pire, l’usage de chatbots comme “soutien émotionnel et psychologique” est massif
https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/ia-et-sante-mentale-des-ados-les-experts-alertent-sur-un-usage-dangereux/
Aujourd’hui on se trouve donc confronté à une évolution, transformation extrêmement rapide et absolument incontrôlable selon certains (voir plus haut).
Déjà au moment de l’apparition d’internet, de Facebook et des divers réseaux sociaux on tirait la sonnette d’alarme.
Le monde de l’éducation s’en est emparé, car de toutes les façons les élèves n’attendent plus que leurs professeurs maîtrisent un outil pour l’utiliser “à tort et à travers comme on dit”.
Les formateurs spécialisés cherchent donc à accompagner les enseignants pour les aider à comprendre, utiliser, faire utiliser.
Cf cette fiche
https://drane-versailles.region-academique-idf.fr/spip.php?article792
Pour percevoir les limites et dangers de quelque chose, bien souvent il faut comprendre, maîtriser et utiliser cette chose. Ce n’est que quand on sait faire vélo qu’on peut faire une chute à vélo et donc en percevoir les dangers potentiels liés à son usage plus ou moins approprié et aussi à son environnement extérieur.
Il faut absolument informer, faire comprendre et utiliser pour tenter de faire en sorte que les personnes sachent pourquoi elles font telle ou telle chose et les conséquences que ça entraîne…
