Quand les rassemblements des joueurs de rugby pour préparer le tournoi des 6 nations m’inspire une comparaison avec ce que pourrait être un conseil municipal à la suite de la séquence électorale pour le choisir.
Publié sur Facebook le 28 janvier
Quel rapport entre le rugby qui me passionne et les élections municipales qui se préparent?
J’en vois un, en cette période annuelle si particulière pour le rugby français et européen.
Il y a trois clubs de “proximité” l’UBB, la Section Paloise, le Stade Toulousain qui présentent des formes de jeu différentes mais alléchantes. Chaque club constitue un collectif, avec quelques membres du staff et des joueurs qui prennent la lumière. On imagine les tensions qui peuvent exister à cause de “l’obligation de résultats”.
Les joueurs de ces clubs se confrontent et ne se font pas de cadeau. C’est le championnat du top 14.
Et puis certains de ces joueurs sont en concurrence pour faire partie de l’équipe de France de rugby pour participer au tournoi des 6 nations.
Ils vont même se retrouver à 42 pour s’entraîner ensemble pour finir par se retrouver 15 titulaires, 8 finisseurs et 5 remplaçants de dernière minute qui seront en tribune. Soit 28 amenés à “travailler” ensemble pour un objectif différent de celui du championnat. Ne parlons pas des 14 qui auront eu un rôle essentiel lors de la préparation, mais qui ne feront pas partie des “élus”.
La concurrence est donc saine si elle sert à améliorer la performance.
C’est un sélectionneur et ses adjoints qui se chargent de les choisir pour atteindre cette efficacité à venir. Et ce sont eux qui définissent un plan de jeu, des méthodes qui sont (bien) différentes que celles et ceux utilisés dans chacun des trois clubs cités.
Pour les municipales, c’est un peu pareil, sauf que le sélectionneur ce sont les électeurs qui vont se déplacer aux urnes. Et devront choisir entre trois équipes types. Pas de possibilité de mixer comme Fabien Galthié.
On trouvera à la fin forcément “un club” sur-représenté car c’est le principe de ce type d’élection, non proportionnelle qui donne une prime importante à la liste arrivée en tête, afin de, soit disant, donner de la stabilité politique.
Sauf que quand on voit le résultat de ce sondage ‚
on peut se demander si les citoyens n’aspirent pas à autre chose.
Une gouvernance à la fois plus apaisée et plus participative.
Étant donné que les règles n’auront pas changé, ce qui m’intéresse beaucoup est de savoir quelle place sera donnée aux élu•es des listes non arrivées en tête, de la capacité de tous ces élus différents de travailler ensemble et d’informer voire d’associer au mieux la population aux décisions importantes qui concernent la commune, ou leur quartier ou leur rue.
Voir aussi cet article (utopie municipale) qui complète cette “approche romantique” de la politique.
